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TÉMOIGNAGE. L'avion prend feu à Porto, ils rentrent en taxi !

Publiée le 30/03/2018

 

Un groupe d'amis du pays de Liffré est parti au Portugal passer un week-end de trois jours. Au retour de Porto, leur avion a pris feu et ils ont dû rentrer en taxi. Le témoignage de Johan Cottin, paysagiste.

"Avec ma femme, Ludivine, et trois couples d'amis, Candy et Sylvain, Cindy et Manu, Marilyne et Sylvain, qui habitent à La Bouëxière, Vieux-Vy et Saint-Jean-sur-Couesnon, nous avons passé un week-end de trois jours à Porto. Tout s'est bien déroulé... Jusqu'au retour, dimanche 18 mars, à l'aéroport.

Le réacteur en flammes

Dans l'avion, de la compagnie EasyJet, lorsqu'il prend sa vitesse pour décoller, on entend quatre explosions ! On croit que le plafonnier s'allume, mais non, ce sont des flammes qui jaillissent du réacteur droit. L'avion est secoué.

Dans la cabine, c'est le silence. Les hôtesses ne bougent pas, ne disent rien. Peu après, l'avion effectue un virage au-dessus de l'océan. Il tourne en rond durant quarante interminables minutes. Avant d'atterrir.

Pas très rassurés, on attend dans l'avion. On entend des consignes, mais elles sont en anglais et en portugais, alors qu'on ne comprend que le français. On ne sait pas si on va redécoller.

Finalement, on nous fait sortir de l'avion. On poireaute une bonne heure à une porte d'embarquement. Les informations d'EasyJet sont distillées sur les haut-parleurs et quelqu'un vient dire quelques mots en aparté. On finit par récupérer nos valises.

Retour sur le tarmac

Après trois heures d'attente, nous retraversons le tarmac en bus pour retrouver le guichet d'EasyJet, refaire une longue queue et défiler un par un. La connexion sur le site proposé pour trouver un vol ne fonctionne pas. Chacun commence à chercher des solutions.

Le prix des vols sur les lignes régulières s'envolent. EasyJet propose de nous recaser sur les vols du mardi ou du jeudi, mais c'est complet. Autres solutions de repli : attendre une semaine, hôtel payé, ou encore passer par Lisbonne Madrid et Nantes. Mais ça prendrait deux jours. Alors que nous devons reprendre le travail dès le lendemain.

2 500 € de taxi

Reste possible un retour par la route. Ce qui représente 16 heures de trajet, une paille ! Chez Europcar, c'est 2 500 € par voiture, hors péages et carburant. À huit, il en faut deux. Pas possible. On tente alors de rentrer en bus, mais là encore, avec 22 heures de route, ça ferait trop tard.

Décision est prise d'embaucher Ruy, un chauffeur de taxi. Il vient de finir sa journée avec son véhicule neuf places. Il nous propose de nous conduire à Nantes pour 2 500 €. On accepte.

Pourvu que Ruy ne s'endorme pas

Dans les Pyrénées, ça gèle. Il y a de la buée partout dans le taxi, parce que le chauffeur ne veut pas mettre de chauffage pour ne pas risquer de s'endormir.

À un moment donné, un camion fait une embardée sur l'autoroute. Ce qui crée une sacrée pagaille. Nous gardons l'oeil sur notre chauffeur, prêts à le secouer si besoin.

Quelques pauses entrecoupent le trajet, où l'humour et la bonne humeur sont de mise. On chante et Ruy a une excellente playlist, avec du Johnny. Partis à 18 h, nous arrivons à Nantes à 11 h.

Bon, tout s'est finalement bien terminé. Mais autant on approuve la décision du pilote d'atterrir à Porto, autant nous ne sommes pas très contents de la façon dont EasyJet a géré l'incident.

Et bien entendu, nous engageons un parcours du combattant administratif : les demandes d'indemnisations ne se font que par internet avec des cases à cocher. Bien sûr, il en manque, comme celle des jours de travail perdus. Et, déjà, il faudra attendre 28 jours pour obtenir une première réponse.

Que nous reste-t-il de tout ça ? Cindy, enceinte de quelques mois, n'a plus envie de reprendre l'avion. Et moi, la prochaine fois, j'écouterai plus attentivement les consignes de sécurité. Au moment des explosions, j'ai tellement paniqué de ne pas savoir où était mon gilet de sauvetage..."

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