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Trail de Guerlédan. Phénoménal Nicolas Duhail !

Publiée le 22/05/2018

 

Trail de Guerlédan (Côtes-d'Armor). L'invité surprise des 63 km a soufflé en vainqueur les vingt bougies de la classique bretonne avec un chrono d'enfer (5 h 11'19'').

On connaissait Jonathan Duhail, lauréat du Trail Tour National 2016 et médaillé de bronze aux championnats de France de trail court la même année. Voici son jeune frère, Nicolas, que personne n'avait vu venir, dimanche, sur les 63 km de Guerlédan. À tel point que spectateurs et organisateurs se demandaient bien qui était cet athlète au maillot jaune, pointé en tête dès les premiers kilomètres du nouveau parcours.

À 27 ans, Nicolas Duhail n'a pourtant rien d'un inconnu dans le milieu de la course à pied. Vainqueur en 2016 des 80 km de l'Éco-trail de Paris en 5 h 25'27'' (2e l'an dernier et 3e des 30 km en 2015), 1erdes 53 km des Villes royales Versailles-Rambouillet et des 33 km d'Auffargis, le sociétaire du Team Outdoor Poli s'est souvent distingué dans les courses réputées au niveau national et même sur macadam, à l'image de ses 2 h 27'59'' décrochées au Marathon de Paris en avril dernier.

Le Parisien aime les efforts longs et n'a pas pour habitude de traîner en route. Cela s'est encore vérifié dans les sous-bois de Guerlédan où Nicolas Duhail n'a pas fait de détail.

Très vite détaché avec dans sa foulée, le favori Beauxis accompagné du Breton Laureau et du Normand Garnier, le longiligne et puissant traileur (1,84 m pour 72 kg) a rapidement pris les devants. «J'ai donné beaucoup de rythme et derrière, je ne sais pas si mes adversaires étaient bien ou en galère pour s'accrocher... » En galère peut-être pas, mais chacun a vite compris qu'il ne fallait s'amuser à le suivre au risque de se cramer.

« Dès qu'il relançait sur le plat et même dans les côtes, il prenait tout de suite dix ou vingt mètres d'avance, témoigne le Morbihannais Fred Laureau. Il était un peu moins bon dans les portions techniques et les descentes. Du coup, on arrivait à recoller un peu en faisant le yo-yo mais au bout d'un moment, ça ne passe plus. Le fil a cassé et il est parti. » Précisément au km 33. Là où Guillaume Beauxis, lauréat en 2012, abandonnait tout espoir de conquérir un nouveau succès en terre bretonne. « Il était costaud. Impossible de suivre son rythme... »

Seul au monde, l'ingénieur en informatique qui s'était échauffé « en footing » la veille sur les 13 km (8e), prenait le large et n'allait plus lever le pied jusqu'à l'arrivée. En l'espace de dix kilomètres, il s'offrait le luxe de gratter plus de quatre minutes à ses poursuivants. « C'était dur musculairement, mais au niveau cardio, je me sentais bien. »

L'écart passait rapidement de neuf à douze minutes pour finalement atteindre les dix-neuf minutes (!) sous l'arche d'arrivée. Jonathan pouvait être fier de la victoire du frangin. « Il m'a impressionné. L'an dernier, à la même époque, il avait été blessé au niveau du fessier (fracture de fatigue du sacrum).Aujourd'hui, il a retrouvé un niveau de compétitivité impressionnant. Réussir un tel chrono (5 h 11'19'') sur un parcours aussi difficile (2 600 m de dénivelé positif), c'est monstrueux ! Je le félicite pour sa performance. » Chapeau bas, Nicolas.

 

Les résultats des 63 km1. Nicolas Duhail (Team Outdoor Poli), 5 h 11’19 ; 2. Frédéric Laureau (Trail de Guerlédan), champion de Bretagne, 5 h 30’19 ; 3. G. Beauxis (Team Hoka), 5 h 32’55 ; 4. V. Guivarch (29), 5 h 34’36 ; 5. G. Le Boulch (Quéven), 5 h 36’41 ; 6. F. Garnier (USM Vire), 5 h 43’13 ; 7. V. Laporte (Bruz), 5 h 52’33 ; 8. L. Jaffré (Sca Morlaix), 5 h 52’33 ; 9. M. Martin (Sobhi Nantes), 5 h 55’00 ; 10. P. Thetiot (ESEM), 5h57’10.Féminines : 1. Camille Monnier (Nantes), 6 h 46’29 ; 2. Alexandra Rannou (CA Châteaulin), championne de Bretagne, 6 h 51’29 ; 3. S. Le Gonidec (Team Berci), 7 h 12’01 ; 4. S. Gouault (Team Opel), 7 h 24’31 ; 5. M. Iwakura (La Rochelle), 7 h 28’12.

 

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