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À Rennes, une cathédrale se cache sous la ville

Publiée le 23/08/2018

 

Lors des journées du patrimoine, il sera possible de visiter le réservoir des Gallets qui a alimenté Rennes en eau potable durant plus d’un siècle.

Le lieu est imposant, 3 000 m2 au sol, 7 mètres de haut, 196 piliers, capable de contenir 20 000 m3d’eau. Le réservoir des Gallets dont on ne peut deviner l’existence, invisible en surface, ressemble à une cathédrale souterraine.

C’est en fait l’un des réservoirs qui a alimenté Rennes en eau potable de 1888 à 2012. Un ouvrage emblématique de l’arrivée de l’eau potable dans tous les foyers rennais, remplacé depuis par des installations plus récentes et adaptées à la croissance et morphologie de la ville qui s’étend en périphérie. Aujourd’hui 50 réservoirs, 7 usines, 12 ressources (barrage, rivières, étang, puits, forages…), 3 600 km de réseaux permettent d’alimenter en eau potable 500 000 habitants de Rennes métropole et treize communes voisines.

Autrefois, des porteurs d’eau

Il faut remonter à 1493, pour découvrir le premier réseau d’eau de la ville de Rennes. Il acheminait l’eau de Saint-Gregoire par des conduites en bois et poterie. « Il y avait à l’époque quinze points d’alimentation, peu de débit, et des vols sur le parcours », rapporte Stéphane Louaisil, responsable du Pôle production à Eau du bassin rennais. De plus, le réseau est détruit en 1720 lors du grand incendie de la ville de Rennes. Jusqu’en 1880, l’alimentation en eau de la Ville de Rennes se fera par porteurs, qui vendaient l’eau qu’ils puisaient et qu’ils transportaient en tonneaux.

C’est le maire Edgar Le Bastard qui en 1870 va lancer un appel d’offres. L’architecte Martenot, à qui l’on doit les halles des Lices et le lycée Zola, a l’idée de capter l’eau de la Loisance et de la Minette à 40 km de Rennes, dans le Coglais. « L’eau y est propre, moins polluée que la Vilaine, bordée par des tanneries », explique Laurent Geneau, directeur d’Eau du bassin rennais.

Sur le modèle de l’aqueduc de Paris

Deux ans de travaux seront nécessaires. 2 000 personnes travailleront sur le chantier, un ouvrage de 40 km qui traverse la forêt avec treize drains, des passages de rivières, aqueduc, siphons… En 1883, un premier réservoir de 14 000 m3 est créé, puis un deuxième en 1888 de 20 000 m3 et enfin un troisième en 1913 de 28 000 m3 « pour accompagner l’urbanisation croissante de Rennes. » L’ouvrage est réputé moderne, « inspiré de l’aqueduc construit à Paris ». Sur ces trois réservoirs souterrains, un seul reste en service. L’aqueduc a aussi été remplacé, il sert aujourd’hui de refuge pour les chauves-souris.

Le réservoir ouvert à la visite est hors-service depuis 2012, mais reste en eau pour son maintien en état. « Tous les deux ans, on le vide et on le nettoie. C’est à cette occasion que l’on peut accueillir le public. » Il y a deux ans, la visite avait été victime de son succès, avec 600 visiteurs en deux jours, par groupes de huit personnes. Si vous êtes intéressés, pensez à vous inscrire. Les inscriptions ouvrent lundi 27 août.

Comment visiter le réservoir des Gallets ?

Inscription à partir du lundi 27 août, sur le site de Destination Rennes, www.tourisme-rennes.comLes visites se feront le samedi 15 septembre, de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h, le dimanche 16 septembre, de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h. La visite est gratuite.Attention, compte tenu des conditions d’accès, les personnes à mobilité réduite et les enfants de moins de 6 ans ne peuvent pas visiter le réservoir. Visite également déconseillée si vous êtes sujets à la claustrophobie et au vertige ! Prévoir chaussures plates et fermées.Des animations seront proposées sur le site avec une sensibilisation aux économies d’eau et une visite en 3D du barrage de Rophemel par les élèves de l’école des beaux-arts.

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