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Cyclisme. Le rêve éveillé d'Aurélien Le Lay

Publiée le 23/08/2018

 

Alors que le Bretillien du VC Avranches (DN3) a commencé le vélo il y a seulement trois ans en pass', le voilà bientôt coureur de l'équipe Côtes-d'Armor (DN1), à 24 ans. Et, le rêve ne fait que commencer. Portrait.

« Ce n'est pas parce qu'on a 24 ans que c'est fini. Il y a tellement de choses à prendre en compte. On a des priorités dans la vie et tout le monde n'a pas les mêmes au même moment. »Au moment d'évoquer Aurélien Le Lay, son nouveau directeur sportif, Mickaël Leveau (Côtes-d'Armor) est admiratif.

Outre les qualités sportives évidentes de sa dernière recrue, il aime son parcours si atypique. Une première course le 23 février 2015, à presque 21 ans, en pass'cyclisme, au lendemain d'un match de foot disputé avec son club de l'AS Vignoc-Hédé-Guipel (Régional 2). Deux sports pratiqués en même temps, quasiment tous les week-ends, pendant près de deux ans. « Les pass', ça allait, il y avait 70 km, donc je pouvais assurer mon match du lendemain », se rappelle Aurélien Le Lay.

2016, la deuxième catégorie et les derniers matches, avant de rejoindre le VC Avranches (DN3) début 2017. À partir de là, il n'y a plus que le vélo puis... une fracture du scaphoïde. Mais le Bretillien ne s'apitoie pas sur son sort et prépare rigoureusement la prochaine saison.

Grâce à sa patience et à sa ténacité, il ne tarde pas à être récompensé. 5e de Plaintel-Plaintel en février dernier, 4e de la Ronde du Porhoët, avant de lever les bras, en solitaire, au meilleur moment : sur la 3e étape du Tour de la Manche, fin mai. En lâchant, lui le DN3, environ dix compagnons d'échappée de DN1.

« La Sportbreizh, ce serait un joli cadeau »

« Après ma victoire, j'ai eu tout de suite des sollicitations. Ça m'a permis de me faire connaître. En plus, j'ai confirmé derrière, donc ce n'était pas non plus un succès anodin. »

Parmi ces offres, il choisira celle de Côtes-d'Armor (DN1). « Comme j'étais en Normandie avec le VC Avranches, j'avais plus de visibilité auprès des clubs comme le VC Rouen, qui m'a fait une proposition. Après, pour moi, qui suis originaire de Rennes, c'était plus facile de signer en Bretagne », explique le coureur de 24 ans.

Un âge qui n'a donc même pas fait hésiter Mickaël Leveau : « En plus, il se débrouille toujours tout seul. Si tout le monde travaillait 35 h par semaine à côté et marchait aussi bien que lui, ce serait pas mal (rires). »

Ah oui, parce qu'Aurélien Le Lay est aussi préparateur de commande à la plateforme logistique de Biocoop, à Melesse. Et ce jusqu'au 24 novembre, à peu près la date à laquelle il deviendra officiellement membre de l'équipe briochine. « Après, je me donnerai le challenge de ne faire que du vélo pendant dix mois : essayer de vivre comme un coureur élite et faire le job à fond, projette le natif de Brest. J'ai ma famille, mes amis, et mon coach qui me suivent, donc je vais donner le maximum. »

Quand il évoque sa famille, c'est aussi en pensant à ses grands-parents, qui ont compté dans le choix de sa nouvelle équipe. « Ils sont de Quimper. Gagner la Sportbreizh, dans le Finistère, ce serait un joli cadeau. C'est une course qui me fait rêver. »

Le Guipelois rêve également du Tour de Bretagne, et déjà d'un passage chez les pros : « Quand on marche, il n'y a pas de raison de ne pas percer. Quand je vois Geoffrey Bouchard passer pro chez Ag2r à 26 ans... »

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