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Management. Ce patron breton recrute sur la motivation, pas sur le CV !

Publiée le 04/10/2018

 

 

Thierry Congard a manqué deux fois le bac, mais est devenu un entrepreneur chevronné. Après l’informatique, il relance la Safar, fabricant de housses pour voitures, à Argentré-du-Plessis, près de Vitré. Selon lui, " il faut savoir tendre la main à ceux qui ont envie de réussir ".

Le diplôme ne fait pas tout, Thierry Congard l’a prouvé« J’ai passé deux fois le bac informatique et je ne l’ai pas eu. » Autodidacte, il apprend et lance à 29 ans, en 1994, sa première société d’informatique « avec une table de camping, un téléphone mural et une connexion Internet ». Il raconte : « On m’avait dit que j’étais nul en informatique. J’ai bataillé pour qu’on me prête 100 000 francs. Je suis parti de rien et en dix ans, Proservia comptait 500 salariés. »

Son origine modeste ne jouait pas pour lui. « Nous étions six sur la paye de mon père, cantonnier. » Parti de loin, Thierry Congard fait rapidement ses preuves. Les épreuves traversées lui font adopter une gestion humaine et sociale de l’entreprise.

Une méthode sociale

Le dirigeant a embauché 300 personnes chez Proservia, à Carquefou (Loire-Atlantique). « À la signature du contrat, le salarié avait une vision claire sur ses formations à venir et une revalorisation salariale annuelle était fixée selon celles-ci, détaille-t-il. Les salariés devaient rester trois ans, en théorie. Mais la méthode a séduit et ils restaient ! »

Ce plan, mis en place en 1999, a été suivi d’un contrat Première chance en 2003. Ils ont valu à Thierry Congard d’être nommé parmi les meilleurs entrepreneurs de l’année et d’être reçu à l’Élysée par Nicolas Sarkozy. Le Lannionnais d’origine a aussi été élevé au rang de chevalier de l’ordre du Mérite.

" Soutenir ceux qui en ont envie "

Derrière les réussites se cache la solitude du dirigeant, « dont on parle trop peu ». Thierry Congard vend alors son entreprise en 2011, avec 950 salariés, pour 30 millions d’euros. Son âme de meneur de barque l’emmène aux États-Unis pour apprendre l’anglais avec un visa étudiant. Il y retourne en famille jusqu’en 2016.La cinquantaine passée, il n’attend pas la retraite. Il investit dans les startups à Nantes pour « soutenir ceux qui ont envie ».

Et depuis avril, avec Yann-Hervé Mével, son associé et ami de vingt ans, ils ont repris l’entreprise Safar, à Argentré-du-Plessis, près de Vitré. Ils sont tombés amoureux du savoir-faire des couturières qui fabriquent des housses de sièges pour tous types de véhicules.

« Nous privilégions le savoir-être au savoir-faire, défend Thierry Congard. Quelqu’un qui veut travailler et qui est motivé, même s’il a plus de 50 ans ou est accidenté de la vie, il faut lui tendre la main. »

« Je ne vais pas faire de la gestion de patrimoine »

Certains ont demandé à Thierry Congard pourquoi il s’embêtait avec une petite entreprise. « Il faut donner un sens à sa vie, je ne vais pas faire de la gestion de patrimoine. » Et il aime les défis. Il compte développer l’entreprise en apportant ses compétences avec, par exemple, le lancement d’une housse connectée. Thierry Congard, breton pur beurre, est aussi fier d’investir en Bretagne. Il fait l’aller-retour chaque jour en voiture. Et ne se verse pas de salaire.

 

Son humilité le rattrape, il ne souhaite pas se mettre en avant. Il cherche à « se faire plaisir et à donner un cap » à ses enfants. Pour transmettre. Et les faire partir avec plus de chances qu’il n’en a eues.

 

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